Bienvenue sur l'espace personnel du regretté Tsobgni Paul Roger Kopa, illustre bâtisseur et élite incontournable du département de la Menoua.
Arraché trop tôt à la vie un certain 17 mai 1993, Paul Roger Tsobgni, plus communément connu sous le nom légendaire de « Kopa » ou encore de "Pépé", fait partie des figures les plus marquantes, respectées et emblématiques du football camerounais. Il avait une passion absolue dans sa vie : le football. Et à ce sport, il consacrera toute son existence, ses ressources et son énergie.
Excellent joueur, il évolue rapidement au sein des équipes locales dès le début des années 1960. Son aisance technique hors du commun, sa vision du jeu et son élégance sur le terrain lui valent rapidement le surnom de « Kopa », en référence directe à la star internationale française de l'époque, Raymond Kopa. Il a marqué au fer rouge l'histoire de l'Aigle Royal de la Menoua, et il reste le seul homme dans l'histoire du football camerounais à avoir accompli l'exploit unique d'avoir été tour à tour Joueur, Capitaine, Entraîneur et Président.
Après une première génération dorée qui vit l'Aigle Royal finir vice-champion du Cameroun en 1956 et finaliste de la Coupe Leclerc en 1958, le rajeunissement du club est entamé. C'est dans ces conditions que le jeune Paul Roger Kopa commence sa carrière au sein d'El Pacha. Il évoluera aux côtés de grands noms tels que Sonfack Petit Michel, Nana Tchokondo, Sobze Jean-Marie, Assonkeng Benoît, Tchoutezem Gaston, Bomba Léon, Grand Nana Albert, Bahila Etienne, et Wa Mathurin Martial, pour devenir le capitaine incontesté de l'équipe vers 1965.
Dès la fin de sa carrière d'athlète, son amour pour le club le pousse à en devenir l'entraîneur. Sous sa direction tactique, il guide des joueurs renommés du championnat comme Bakinde Achille, Bekombo Jacques, Koundja, Mondoléba, Henri Sobze (dit « Sobe »), et un certain Julien Enyegue, qui finira sacré meilleur joueur et meilleur buteur du championnat national en 1980.
En accédant à la présidence de l'Aigle Royal de Dschang, Paul Roger Kopa va connaître et façonner la génération qui restera à jamais comme la plus douée, la plus flamboyante et la plus glorieuse de toute l'histoire du club : celle qui qualifia l'équipe nationale junior du Cameroun pour la prestigieuse Coupe du Monde en Australie en 1981.
C'est la génération dorée des Wamba Petit Michel, Ebongue Mathias, Kingue Hermann et Alonglemo Gaston. Pour cette Coupe du Monde, qui constitue en réalité la véritable entrée du football camerounais sur la scène internationale, la ville de Dschang connut une effervescence extraordinaire et historique. Les populations se réunissaient par milliers à 3 heures du matin autour des postes de transistors pour vibrer et suivre les matchs en direct de Sydney.
Les années qui suivirent ce Mundialito de 1981 furent rudes pour l'Aigle Royal, qui vit partir un à un ses meilleurs talents, dont le coup de grâce fut le transfert de Wamba Michel pour l'Étoile Filante de Garoua en 1982. Redescendu en deuxième division, El Pacha connaîtra plusieurs années de luttes fratricides épiques avec Bamboutos Mbouda qui dominait la ligue provinciale. Ces saisons mémorables furent marquées par une bataille sportive légendaire entre les trois équipes de Dschang (Aigle, Fozap, Rapide) et les trois équipes de Mbouda (Bamboutos, Viva Sport, Lépié).
En 1987, grâce au courage et au financement de son président Paul Roger Kopa, et avec Albert Nguidjol sur le banc comme entraîneur, l'oiseau de la Menoua fait son grand retour triomphal en première division nationale, porté par des héros locaux comme Keutcha Honoré, le Caporal Namvou Robert, Marshall Wekin Moïse, Nguena Jean-Pierre, Benjamin Zebaze, Kamdem Charles et Panka Charles.
Président-mécène d'une générosité rare, Paul Roger Tsobgni finance le club sur ses propres fonds à une époque où le football manquait de subventions. Face à des critiques internes injustes menées par des personnes qu'il estime illégitimes au vu des sacrifices colossaux qu'il consent depuis plus de trente ans, l'homme de principes démissionne en 1989.
Pour continuer à faire vibrer la jeunesse de la Menoua, il crée immédiatement un nouveau club : le Vautour de Dschang. En l'espace de deux ans seulement, il réussit le tour de force incroyable de hisser cette équipe en première division nationale. Le Vautour se stabilise, trouve sa place, conquiert le cœur des supporters et surclasse temporairement l'Aigle.
En 1993, le Vautour participe pour la première fois aux prestigieuses Interpoules. Malheureusement, à la suite du décès brutal du Président Kopa le 17 mai 1993 et des tripatouillages administratifs qui suivirent, le club redescendra et disparaîtra avec son créateur, prouvant que l'équipe était portée par l'âme d'un seul homme.
Au-delà du football, Paul Roger Tsobgni était un entrepreneur visionnaire exceptionnel, un bâtisseur hors pair et le deuxième plus grand employeur de la ville de Dschang après la Caplame dans les années 1980 et 1990. Électricien de formation, son génie des affaires et son audace managériale lui ont permis de consolider un patrimoine d'envergure à travers plusieurs initiatives de premier plan :
Profondément humaniste et soucieux de l'avenir de sa communauté, Paul Roger Tsobgni agissait comme un parrain pour la jeunesse de la Menoua. Au-delà des clubs d'élite, il sponsorisait régulièrement, sur ses fonds propres, de nombreuses associations sportives de jeunes lors de leurs championnats de vacances et activités locales. À travers l'achat d'équipements, de ballons et le financement de trophées, son objectif était de promouvoir la pratique du sport comme école de la vie, tout en encourageant les jeunes à cultiver l'effort et à s'éloigner de l'oisiveté et des fléaux sociaux.
Grand promoteur culturel et fervent passionné d'art, Paul Roger Tsobgni utilisait son influence pour faire rayonner la richesse de la Menoua au-delà des frontières de la région. Visionnaire dans sa démarche, il a transformé la ville de Dschang en un véritable carrefour d'opportunités en y attirant régulièrement des investisseurs et des partenaires économiques majeurs. En leur faisant découvrir le potentiel de la ville à travers le sport et la culture, il a su créer des ponts durables pour y développer des activités économiques durables et génératrices d'emplois pour les populations locales.
Leader culturel à l'écoute de sa communauté, homme au grand cœur et passionné de lawn-tennis, il se distinguait également sur les courts. Admirateur de la trajectoire du champion franco-camerounais Yannick Noah, il choisit de prénommer sa fille cadette Yannick (Tsobgni Zebaze Vivette Yannick aka Yann Vivette Tsobgni).
Marié sous le régime de la polygamie, il laisse derrière lui une famille en crise, dont ses filles nées de son union avec sa seconde épouse Marie Jacqueline : Aimée Laure Dondjio et Vivette Yannick Tsobgni (Yann Vivette Tsobgni).
Après sa mort en 1993, l'Aigle Royal traversa un long et douloureux purgatoire de 15 ans en deuxième division, frôlant la disparition totale. C'est à ce moment-là que le public et le pays tout entier ont compris l'immensité du rôle du Président Kopa et les sacrifices inestimables qu'il a consentis.
Aujourd'hui, la Fondation Tsobgni Paul Roger Kopa, portée fièrement par sa fille Yann Vivette Tsobgni (qui n'avait que 12 ans à son décès et dont il était très proche), œuvre chaque jour pour la centralisation des archives et pour que le souvenir de l'action de ce grand homme continue d'éclairer le football et la jeunesse d'Afrique.
Mes parents, ma soeur ainée et moi.
Tsobgni Yonta Patrice, mon grand frère,
Kopa parmi les légendes
Un ouvrage qui raconte une part de l'histoire du football camerounais — et rend hommage à ceux qui l'ont façonnée, dont Tsobgni Paul Roger Kopa.
International camerounais et Mécène du football
Joueur-Capitaine-Entraineur-Président
de l'Aigle de Dschang
Arraché trop tôt à la vie un certain 17 mai 1993, Paul Roger TSOBGNI, plus communément connu sous le pseudonyme de KOPA fait partie des légendes du football camerounais. Paul Roger TSOBGNI voit le jour vers 1938. A l'âge de 3 ans, il perd son père et est désigné comme son successeur. C'est donc ainsi que le petit Paul Roger, sous la houlette de son oncle et porté par l'amour de sa mère, va grandir et devenir l'homme de valeur que beaucoup de gens ont connu. Il avait une passion, le football. Et au football, il consacrera toute sa vie. Excellent joueur, il évolue rapidement au sein des équipes locales et son aisance sur le terrain lui vaut le surnom de KOPA, en référence au célèbre joueur de football français de l'époque : Raymond KOPA. Il a marqué au fer rouge l'histoire de l'Aigle Royal de la Menoua, et c'est le seul dans l'histoire du football camerounais à avoir été Joueur, Capitaine, Entraîneur et Président.
En finissant vice-champion du Cameroun en 1956, puis finaliste de la Coupe Leclerc en 1958 contre Tonnerre de Yaoundé, l'Aigle Royal de Dschang écrit ses premières lettres de noblesse, et deviendra après
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Qui suis-je?
Je suis la fille de TSOBGNI Paul Kopa et de sa seconde épouse AZAMBOU Marie-Jacqueline.
J'ai perdu mon père à l'age de 12 ans. Ce fut le drame le plus terrible de mon existence et je ne m'en suis jamais remise.
Soucieuse de lui rendre hommage et de péreniser ses oeuvres, je lui ai fait une promesse en jetant l'arbre de paix dans sa tombe le jour de son enterrement: "Papa, quand je serai grande. tu verras, jamais je ne t'oublierai".
Me contacter pour votre témoignage : contact@fondationtsobgnikopa.com